J'ai donc quitté Chengyang, dans le Guangxi, pour Lijiang, dans le Nord du Yunnan (le grand saut). Le trajet fut, une fois de plus, (très) long et (très) pénible. Autoproclamée "ville la plus romantique du monde" (rien que ça) et qualifiée de "mecque du voyageur" par le Lonely Planet, la vieille ville de Lijiang attire les foules. Elle est (ou du moins devait être) très belle, c'est vrai, mais elle m'a pourtant énormément déçu. Ses jolies rues pavées sont saturées de boutiques de souvenirs et de groupes de touristes chinois (j'ai rarement vu ça). Cuzco, au Pérou, m'avait plus ou moins fait le même effet, mais ici, c'est pire. L'âme de la ville semble s'être littéralement évaporée dans les brumes du Yunnan. J'ai eu bien du mal à lui trouver ne serait-ce qu'une once d'authenticité. Allez, j'exagère un peu. Il suffit d'aller flâner tôt le matin dans les rues (à l'heure où les boutiques sont encore fermées) pour enfin parvenir à l'apprécier et à imaginer ce qu'elle devait être avant l'invasion. J'ai bien aimé ses toitures anciennes, notamment. Son marché aux légumes, très authentique, lui, très coloré, et étrangement déserté par les touristes, m'a également beaucoup plu. J'allais oublier les femmes Naxi (la minorité ethnique locale) et leur tenue traditionnelle (blouse et casquette bleues). Je dois dire qu'elles ont vraiment "de la gueule".
Voilà, j'en resterai là pour cette fois.
Prochaine destination : un petit trek dans la spectaculaire "Tiger Leaping Gorge", à 3 heures de Lijiang.