De Pingyao à Pékin

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Chine - Pékin et environs
de Franck, le 03-07-2008

De Pingyao à Pékin

Il n'y a pas de liaison directe entre Pingyao et Datong, j'ai donc dû retourner à Taiyuan pour y prendre un bus pour Datong (qui se trouve à quelques heures au Nord de Taiyuan). J'ai pu constater, une fois à Taiyuan, que la flamme olympique m'avait suivi (ou précédé) : un monde fou dans les rues, et une cohue monumentale à la gare routière. Au moment d'embarquer, je me suis retrouvé pris dans une énorme bousculade, au cours de laquelle mon appareil photo (accroché à ma ceinture) s'est tout simplement ... volatilisé. Ça s'est passé en une fraction de seconde. Je n'ai rien vu, rien senti. La même mésaventure est arrivée au même moment à un autre touriste qui se trouvait lui aussi pris dans la masse à quelques mètres de moi. Ça faisait 8 mois qu'il ne m'était rien arrivé de fâcheux (je suis d'une vigilance extrême, mais ça ne suffit manifestement pas). Envolées, donc, mes belles photos de Pingyao. Je me suis évidemment racheté un appareil depuis (il faut bien le nourrir, ce foutu blog).
J'ai fini par arriver à Datong en début de soirée, pour m'apercevoir le lendemain matin que tous les sites touristiques étaient fermés, et tous les bus à l'arrêt. La faute à cette satanée flamme, une fois de plus ! Pingyao, Taiyuan, puis maintenant Datong. La flamme et moi, nous ne nous quittons plus.
J'ai décidé de partir pour Pékin sans attendre.
Pékin est une ville immense mais finalement assez calme et plutôt peu embouteillée (si on la compare à d'autres capitales asiatiques, du moins). Les pistes cyclables sont très nombreuses (et ultra-larges).
Le seul point noir (ou gris plus exactement), cette grisaille quasi-permanente dans laquelle le pays tout entier semble décidément plongé.
Pékin et sa région regorgent de sites touristiques, mais quatre d'entre eux sont absolument incontournables : la grande muraille, la cité interdite, le palais d'été, et le parc du temple du paradis.
On peut voir la grande muraille à seulement quelques dizaines de Km de Pékin, mais il faut bien choisir son endroit. Badaling, le plus proche (70 Km), est pris d'assaut par des hordes de touristes chinois et par les vendeurs de souvenirs. A éviter. Jinshanling et Simatai, plus éloignés et plus calmes, sont surtout prisés des routards. On peut randonner de l'un à l'autre (10 Km de marche). Je l'ai fait, et j'ai adoré. La muraille, majestueuse, monte, descend et serpente à perte de vue sur la crête des montagnes, dans un décor naturel grandiose. Et les touristes se font finalement assez discrets. Que demander de plus ?
La cité interdite est quant à elle un très vaste complexe d'anciens bâtiments impériaux (dynasties Ming et Qing) situé au coeur de Pékin. L'ensemble est certes très beau et bien conservé, mais l'atmosphère n'y est pas. J'ai trouvé l'endroit très froid, et surtout surpeuplé. Juste en face se trouve la sinistre (et tristement célèbre) Place Tiananmen. On peut y voir, enfermée dans une vitrine à l'intérieur d'un énorme bâtiment en béton, la dépouille de Mao, "entretenue" depuis sa mort (je ne l'ai pas vue).
Le palais d'été, ancienne résidence impériale située à une douzaine de Km de Pékin, constituée d'une multitude de palais, temples, jardins, pavillons, corridors, lacs et ponts, m'a fait à peu près le même effet que la cité interdite.
Le parc du temple du paradis m'a davantage plu. Hormis ses jolis bâtiments historiques (dont le fameux temple) et ses jardins, c'est son ambiance populaire et joyeuse que j'ai aimée. Ça chante, ça danse, ça joue (c'est très courant dans les parcs chinois).
Je ne peux pas tout citer, il y a tellement de choses à voir à Pekin. Mention spéciale au Lama Temple quand même, superbe monastère bouddhiste tibétain (l'un des plus beaux que j'aie vus). J'ai eu la chance de pouvoir assister à une séance de prière, et je dois dire que je ne me lassais pas d'écouter le bourdonnement étrange de ces dizaines de moines qui psalmodiaient en choeur.
Je ne pouvais pas ne pas parler des "hutong", pour finir. Ces quartiers populaires, dédales d'allées, de ruelles et de cours (sans charme particulier, il faut le dire), ont été pendant des siècles, et sont encore aujourd'hui, l'âme de Pékin (mais pour combien de temps encore ?). Certains sont malheureusement devenus très touristiques, mais la majorité d'entre eux est restée très authentique.

Prochaine destination : Harbin, au Nord-Est de la Chine.

A+

Franck

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