Depuis Deqin, je n'ai donc pas pu entrer au Tibet (fermé). J'ai également dû renoncer à me rendre dans l'Ouest du Sichuan, tout proche. Non pas en raison du récent tremblement de terre (les zones sinistrées se trouvent au Centre-Nord de la province), mais parce que des "activistes" tibétains y opèrent et que, par conséquent, les autorités chinoises rechignent à y laisser entrer les étrangers.
J'ai donc rebroussé chemin vers le Sud du Yunnan (un moindre mal puisque je dois de toute façon retourner à Hong Kong), direction Yuanyang, à quelques heures au Sud de la ville de Kunming.
Et Yuanyang fut tout simplement l'une des meilleures surprises de mon périple chinois (qui n'est pas terminé cependant). Je pressentais en effet un énorme attrape-touristes, Yuanyang étant célèbre pour ses rizières en terrasses et ses minorités ethniques. Au lieu de ça, j'ai trouvé un village d'une rare authenticité, aux rues grouillant de femmes Hani, Yi, Miao et autres (les ethnies locales) en costumes traditionnels, et quasiment désertées par les touristes. Le marché est un enchantement. Les paysages environnants sont évidemment magnifiques, et finalement assez différents (complémentaires, je dirais) de ceux que j'avais eu l'occasion de voir dans la région de Longzhen. Ici les vues sur les rizières sont à mon avis moins spectaculaires, mais le ressenti est paradoxalement meilleur (la luminosité, les couleurs, les montagnes environnantes et les brumes matinales y sont certainement pour quelque chose). Les plus beaux points de vue sont assez éloignés les uns des autres, l'idéal est donc de prendre taxi pour s'y rendre. Les lever et coucher du soleil sont incontournables. J'ai fait voiture commune pendant toute une journée, des aurores au crépuscule, avec d'autres touristes rencontrés dans ma guesthouse. Ce fut une grosse mais très belle journée.
Prochaine étape : retour à Hong-Kong, pour raisons "administratives".